\n"; ?> Papyrus: association lilloise d'égyptologie
  Les Enfants de Louxor        
             
           
             

Si l’histoire de l’Egypte est très riche, à Louxor il n’y a pas que des vieilles pierres.
Les millions de touristes qui visitent les temples et les tombes ne voient  rien de la pauvreté criante et toujours douloureuse.
Les monuments antiques et la civilisation fabuleuse de l’Egypte  sont  passionnants mais  faut-il pour autant oublier que l’Egypte d’aujourd’hui existe elle aussi  et que l’Egypte actuelle souffre ?

 

                                                         
             

 

Des enfants vivent aujourd’hui dans des conditions misérables. Des enfants souffrent de malnutrition et de tout ce qui en découle. 
Des familles vivent dans des maisons sans confort, sans sanitaires, sans ventilateurs, voire sans réfrigérateurs dans l’étouffante chaleur de l’été.  Un manque d’hygiène évident… Des enfants handicapés  ont parfois  pour seul lit  un sol en terre battue…
Les enfants  souhaitent aller à l’école et celle-ci est d’ailleurs obligatoire , mais comment faire quand on n’a pas l’argent nécessaire, ou qu’on n’a pas de vêtements en bon état…
En Haute-Egypte 85% des femmes ne sont pas alphabétisées.  Comment alors affronter le 21ème siècle ?
Le système éducatif est défaillant et les enfants ont des lacunes abyssales.

                                           

C’est devant ce constat alarmant et pour lutter contre cette grande précarité que l’association Les Enfants de Louxor a été créée en janvier 2007.
Notre association est proche du terrain car les membres du CA se rendent sur place plusieurs fois par an. Elle s’appuie aussi sur la population locale.
C’est ainsi qu’il nous est facile d’évaluer régulièrement la situation et, au regard de celle-ci, d’ajuster nos actions ou d’en imaginer de nouvelles.
Nous avons au fil des années tissé des liens solides avec des habitants de la rive ouest de Louxor qui veulent eux aussi voir les choses changer et notamment en matière d’éducation et de la situation des femmes.
Nous avons choisi de travailler dans les villages de la rive ouest de Louxor : une région agricole particulièrement délaissée jusqu’alors.

Nos actions depuis 2007 ont porté sur :

LA SCOLARISATION DES ENFANTS

1.Rénovations  d’écoles : classes maternelles à El-Taaref

 

 

 

Quand, en 2006,  nous avons visité cette école maternelle qui accueillait orphelins et enfants pauvres, les bâtiments étaient en piteux état : murs fissurés, plafond prêt à s’effondrer et toilettes insalubres. 

 
                                                       

Nous avons, à la demande du directeur, financé les portes  et les fenêtres ainsi que les toilettes.
Nous avons ensuite financé un grand préau qui permet aux enfants de trouver un endroit ombragé, bien utile aux heures chaudes de la journée.

 

   
 

       
   

Par la suite nous avons participé à l’achat de jeux de plein air  pour les enfants car ceux dont les enfants disposaient présentaient de grands risques d’accident.

Nous avons acheté de nouvelles  balançoires et toboggans et remis de nombreux jeu d’éveil.

       
         
         

En 2014,  nous avons fait installer un petit préau en tiges de palmier dans la maternelle d’el-Kôm, afin que les enfants aient de l’ombre quand le soleil est trop fort.

   
                                                       

2. Aménagement de classes

                                           

En juillet 2010, grâce à l’action menée par des étudiants lillois de la Catho nous avons pu financer l’aménagement de 2 nouvelles classes : revêtements des sols, huisseries, travaux d’électricité et de peinture.

 

Grâce à cet apport, les travaux étaient terminés pour la rentrée en septembre.
Deux nouvelles classes maternelles étaient ainsi ouvertes.

 

 

                     

 A Mallahah pour le confort des enfants et l’hygiène nous avons installé des sanitaires à la hauteur des enfants.     

   

3. Foruniture de mobilier scolaire

Nous avons équipé des maternelles de chaises et de tables pour les écoliers  des écoles maternelles : à Ezba et à Mallahah.  Dans ce village très pauvre il n’y avait pas d’école pour accueillir les très jeunes enfants.
Nous avons donc fait fabriquer des chaises et des tables pour les 40 futurs petits élèves.

   

Départ des chaises et des tables pour l’école de Mallahah

 

           
 
 

Mais aussi de tapis afin que les enfants puissent avoir un endroit confortable où jouer et regarder des livres (Mallahah, Dabahyyah, Tôd) ainsi que des  étagères pour ranger des jouets.

Nous venons de faire repeindre en août 2014 tout le mobilier scolaire de la petite école de Tôd ainsi que les tableaux.

 
 

4. Remise de jeux d’éveil

Le jeu étant très important pour les enfants (« Le jeu, c’est sérieux »)., nous avons déposé des jeux d’éveil dans plusieurs autres écoles. El-Taaref, el-Kôm, Gezira, Dabahyyah, Mallahah, et récemment Tôd.

                                   
5. Activités et formations

Ateliers : brosses à  dents dans une classe maternelle (el-Taaref)
Une intervention a eu lieu dans les classes pour expliquer aux enfants pourquoi il est important de bien prendre soin de ses dents et comment il convient de les laver.
Chacun a ensuite reçu une brosse à dents et un tube de dentifrice que nous avions reçus suite à un appel sur notre site

Distribution de fruits frais dans les classes maternelles
Avec les problèmes économiques récurrents et la hausse des produits alimentaires, nombre d’enfants n’ont pas accès à une alimentation équilibrée, et mangent rarement des fruits. Des carences  en vitamines sont constatées (comme l’avitaminose et ses taches blanches sur la peau).
Nous avons donc donné aux enfants des fruits frais pendant 3 mois à el-Taaref  mais le grand nombre d’enfants a fait que nous avons dû arrêter cette action.
Nous l’avons reprise en 2014 grâce au Lycée La Madeleine à Tournai : Madame de Kuyssche , professeur de français,  y a organisé un repas solidaire en février dans le but d’apporter des fruits et des laitages  3 fois par semaine aux enfants de la petite école.
Le repas solidaire et le spectacle ont remporté un  franc succès. Un grand merci !

 

     
     
                                         

Ateliers de grimage et de peinture : Une amie belge, professionnelle du grimage était venue nous apporter son concours.

       

     

ALPHABETISATION DES FEMMES

En vue de promouvoir l’alphabétisation des femmes, en collaboration avec une association égyptienne, nous avons fin 2010mis en route des classes d’alphabétisation dans les différents  villages de la commune de Baerat.  En moyenne 25 jeunes filles et femmes, âgées de 25 à 60 ans environ, jamais scolarisées auparavant, participent à ces sessions de 6 mois.

   

Nous les avons vues, lors du premier cours, peiner sur l’alphabet et avoir bien du mal à tenir une craie pour reproduire les lettres sur la planche de bois qui leur servait de tableau.
Les leçons de lecture et d’écriture ont chaque jour des thèmes de société : âge du mariage des jeunes filles, espacement des naissances…  Après 6 mois, additions, soustractions n’ont (presque) plus de secret pour elles et elles sont capables de déchiffrer un texte et remplir ou signer des papiers.
Chaque fin de mois nous remettons à  chaque élève unsac contenant des produits alimentaires de base ainsi que des produits d’hygiène.
Le succès des classes va grandissant. Les femmes  sont de plus en plus nombreuses à vouloir y participer et nous sommes contraints de limiter leur nombre.
Un test a lieu à la fin de chaque session et les résultats sont édifiants : entre 80 et 97% de réussite.
Souvent des liens cordiaux se créent avec toutes ces femmes au fil de nos visites et les visiteurs qui nous accompagnent  sont enchantés de ce qu’ils découvrent.

 

La plus âgée des élèves : Naema a, malgré ses 90 printemps, absolument voulu apprendre à lire, à écrire et à compter, comme les autres. Elle voulait à tout prix saisir la première et dernière opportunité qui se présentait à elle. Et puis cela lui donnait l’occasion de sortir, de rencontrer d’autres femmes, de rire. Quel exemple pour toutes !

Nous profitons de ces nouveaux cours pour faire intervenir un médecin égyptien.
Son rôle ? Leur donner quelques notions  de base d’anatomie, leur parler alimentation (et notamment celle des enfants), hygiène... Cela leur permet aussi de lui poser des questions sur leurs problèmes de santé, de  se faire expliquer l’ordonnance qu’elles ont en mains.

ATELIERS POUR LES JEUNES FILLES

En 2012 nous avons enfin pu mettre en place le projet des ateliers éducatifs pour des jeunes filles de la rive Ouest.
Les ateliers accueillent 15 jeunes filles qui proviennent des différents villages de Baerat
Ces ateliers ont pour objectif d’ouvrir les filles sur le monde extérieur et de promouvoir ainsi  l’égalité Femmes-Hommes, au travers de cours ayant des thèmes très diversifiés : anatomie, hygiène, santé, premiers secours, soins aux enfants, hygiène alimentaire, géographie, communication, artisanat …
Nous souhaitons au travers de ces ateliers que les jeunes filles  prennent confiance en elle et obtiennent la place qui devrait être la leur au sein de la société et qu’elles en deviennent des acteurs à part entière.
Elles y apprennent  ce qui pourra leur être utile dans leur vie de femme ou dans une éventuelle future vie professionnelle.
Nous espérons en effet qu’elles utiliseront les nouvelles connaissances et compétences acquises pour les transmettre à leur tour dans leurs villages respectifs.

Ici, on apprend à faire une piqûre   
Là on s’entraîne au crochet

Après seulement quelques mois nous avons pu constater un changement flagrant chez ces jeunes filles qui ont bénéficié en 2012 d’apprentissages tout nouveaux pour elles, qu’elles n’avaient même pas entrevus  dans toute leur scolarité, du fait d’un système éducatif  très inefficace en Egypte.
Elles ont pris de l’assurance, savent exprimer leurs souhaits et leur volonté.
Une évaluation (réalisée de façon anonyme en 2012) a donné un taux de satisfaction significatif : 100% de 10/10. 

En fin d’année, les jeunes filles nous ont dit qu’elles voulaient organiser une fête pour faire connaître la formation  dans leurs villages.

Les jeunes filles ont pu également :

  • Approfondir leurs connaissances, dans le domaine de la santé et des soins notamment.
  • Se familiariser avec l’anglais, ce qui leur semble maintenant incontournable
  • Apprendre à utiliser la bureautique
  • Se familiariser avec la géographie du monde : les continents,  les grandes régions du monde, les pays dont les habitants viennent en grand nombre visiter l’Egypte.
  • Connaître l’histoire de leur pays et sa brillante  civilisation (elles  qui l’ignorent totalement) et découvrir leur patrimoine culturel et artisanal

Nous leur avons donc fait donner des cours d’anglais chaque semaine ainsi que des cours d’informatique.
N’oublions pas aussi les cours de couture !

La grande surprise est venue après le cours d’histoire que le Dr Hatem a fort habilement axé sur les femmes égyptiennes célèbres. Les filles se sont aussitôt retrouvées  dans ce cours et ont demandé (elles qui ne voulaient pas entendre parler d’entrer dans les temples pharaoniques) à visiter Karnak. C’est un jeune guide copte, Minna,  qui leur a commenté la visite et qui les as enflammées.
Après  Karnak (Ah ! l’obélisque d’Hatchepsout !), elles ont voulu visiter le musée de Louxor, le temple d’Hatchepsout,le temple de Louxor … Elles veulent tout voir, tout découvrir.

 

Ce sont maintenant des jeunes filles transfigurées. Le guide n’en croyait ni ses yeux, ni ses oreilles, de découvrir de jeunes villageoises aussi éveillées, posant des questions intéressantes, s’attardant sur les statues…
Pour ces visites nous leur avons acheté un appareil photo numérique et notre
amie Ingrid leur a donné leurs premières leçons de photographie.

 

ACTIONS HUMANITAIRES DIVERSES

Parallèlement à ces actions touchant à l’éducation, nous intervenons régulièrement  auprès de familles vraiment très pauvres  par diverses aides médicales (soins dans des hôpitaux, opérations diverses, examens ou soins des dents,  achats de produits alimentaires de base et de produits d’hygiène, don de lait médicalisé pour des bébés que leur mère ne peut nourrir correctement.)
Nous avons équipé des familles de ventilateurs et réfrigérateurs (car la température l’été est très chaude et les conditions de vie deviennent insupportables pour les plus pauvres), réfrigérateurs qui leur permettront par ailleurs de mieux conserver le peu d’aliments dont ils disposent.

En avril 2010  nous avons lancé un appel à la solidarité pour un jeune homme de 17 ans, Mohammed, qui, tombé d’un tracteur, avait dû être amputé  de la jambe gauche.

Les fonds collectés  ont permis de  réaliser l’opération préliminaire à la pose d’une prothèse, les frais de voyage et d’hospitalisation au Caire.

Une association allemande a de son côté trouvé une prothèse auprès d’une firme allemande

Nous organisons fréquemment des visites chez des spécialistes locaux (dentistes, physiothérapeutes, dermatologues) pour des jeunes handicapés en en difficultés.
Fin 2010 la maison  de la famille Tayyeb (première famille que nous ayons suivie en Egypte) s’est effondrée sur elle-même. Après avoir logé provisoirement les parents et les 7 enfants dans un minuscule deux pièces, nous avons décidé de lancer un appel aux dons pour reconstruire leur maison et l’équiper à nouveau des ventilateurs et de l’indispensable réfrigérateur. Juste avant l’été le toit était terminé et ils ont enfin pu réintégrer leur maison.

    Effondrement de la maison et … de toute la famille  

La joie est revenue avec les murs et le toit

 
                                                               

Nous faisons régulièrement des distributions de vêtements aux familles ou dans les villages  car de nombreux enfants ne peuvent aller en classe, faute d’avoir des vêtements en état correct…
Après les évènements politiques de l’été 2013,  la situation  économique des familles   est devenue  encore plus catastrophique car elles n’ont plus de ressources. Les touristes ont déserté l’Egypte.
Les familles nous appelant à l’aide, nous avons décidé fin août de lancer un SOS colis alimentaires. Nous avons choisi de faire préparer  des colis pour la somme de 10 € chacun.
Nous avons reçu de quoi distribuer 420 sacs. Nous remercions tous ceux qui ont bien voulu nous y aider.
Nous avons pu, grâce à un don, fournir un déambulateur à roues à une personne handicapée

En 2014, nous avons lancé un nouvel appel ; en faveur cette fois de notre chauffeur de taxi.
Sa voiture avait été quasiment détruite par un gamin au volant d’un tracteur et de ce fait, comme il n’y a pas d’assurance, la survie de la famille était en grand danger.
Merci à tous ceux qui lui ont rendu sa dignité et son gagne-pain!
En 2014, c’est un projet de micro élevage familial que nous lançons pour lutter contre la malnutrition. Il sera d’une très grande utilité au vu des circonstances économiques actuelles.
Si vous voulez nous rejoindre, nous aider, n’hésitez pas !
Il y a tant  à faire en Egypte !

Pour réaliser nos actions nous ne pouvons agir seuls. C’est avec votre aide que nous pourrons concrétiser nos divers projets.
Si vous voulez en savoir plus et si certains veulent nous aider, vous pouvez aller visiter notre site.
Nous avons toujours besoin sur place de certains produits pharmaceutiques ainsi que, par exemple, de brosses à dents, de brosses à ongles…

Alors si vous partez pour un voyage en Egypte, n’hésitez pas à nous contacter.
                                                               

87 avenue Guynemer - 59700 Marcq en Baroeul
lesenfantsdelouxor@free.fr - site :http://lesenfantsdelouxor.free.fr
tel-fax : 03 20 89 28 70 – mobile 06 15 79 15 64